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Autres types de papier

dsc_0048-450pix.jpgDoré, marbré, gaufré

C’est en Allemagne, au XVIIe siècle, qu’apparaissent les papiers dorés et gaufrés. Cette technique, inspirée de l’impression textile, a pour but d’imiter l’aspect du brocart, un tissu de soie broché de fils d’argent et d’or.

Une matrice de cuivre est gravée au burin des motifs choisis et chauffée ; une fine feuille de métal (alliage de cuivre, étain, zinc et plomb) est appliquée sur le papier, qui doit être assez épais, et qui est soit laissé blanc soit coloré à la brosse. On donne alors une forte pression à la presse : la chaleur aidant, la feuille de métal se fixe aux contours du dessin. Le papier est ensuite poli avec une pierre dure pour accentuer la brillance. En reliure, on les utilisait soit en couverture de brochures de petit format, soit pour les gardes.

La marbrure

L’ancêtre du papier marbré est le suminagashi japonais, ainsi que le liu sha chien chinois, en usage dès le Moyen Age. La technique consiste à faire flotter de l’encre additionnée de gomme sur de l’eau, pour en décorer une feuille de papier. L’Inde, la Perse et l’Empire ottoman développent un art du papier marbré à partir du XVIe siècle.

En Occident, on trouve des mentions de cette « curiosité » ramenée d’Orient par les voyageurs dès le début du XVIIe siècle. On commence à utiliser ces papiers marbrés comme support de l’écriture, pour des albums, recueils de poèmes. Vers le milieu du siècle, des traités de peinture donnent des indications techniques pour « marbrer le papier à la manière des turcs ». Au XVIIIe siècle, on trouve des ateliers de marbreurs dans toute l’Europe.

En France, le papier marbré est surtout utilisé en reliure, pour les feuillets de garde. D’abord réservé aux ouvrages de luxe, cet usage s’étend progressivement à des livres plus courants. Les grandes dynasties de relieurs, tels Macé Ruette, Le Gascon, Lebreton, Padeloup, Derôme, comptent souvent de grands marbreurs parmi leurs membres.

La marbrure présente plusieurs familles de motifs : les peignés, les cailloutés, les coquilles ou « tourniques », les feuilles de chêne, le « Spanish » ou drapé espagnol, l’ombré. Ces modèles , interprétés par chaque marbreur, connaissent de nombreuses variantes : caillouté agate, caillouté sur fond veiné, coquilles sur peigné, œil de chat, bouquets, chevron,...