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Les métiers du papier

dsc_0047-375pix.jpgFORMES ET FILIGRANES

La feuille de papier est moulée dans une « forme », châssis de bois dans lequel s’encastre un fonds fait de fils de laiton entrecroisés, destiné à retenir la pâte à papier. Les fils tendus à l’horizontale portent le nom de vergeures et les traverses verticales , de pontuseaux. Le filigrane, motif placé au centre du treillage afin de permettre l’identification du fabricant se généralise rapidement. On agite la forme en tous sens pour égaliser la pâte. Après un premier égouttage, l’ouvrier dit « coucheur » étale les feuilles sur des feutres destinés à absorber l’eau.

dsc_0048-375pix.jpgSECHAGE ET FINITION

La pile de feuilles séparées par les feutres est passée à la presse pour en exprimer l’eau. Après un premier séchage à l’air libre (petit étendoir) les feuilles finissent de sécher sous abri (grand étendoir). Enfin, intervient l’encollage manuel –dit « au trempé » - à la gélatine animale, puis le satinage et le lissage au silex.

dsc_0080-374pix.jpgFEUILLES, MAINS ET RAMES

La feuille terminée, dont le format n’est pas strictement normalisé, présente, par transparence, le filigrane qui certifie sa provenance. Animaux mythiques, végétaux, symboles…Il en existe des milliers. Les feuilles sont réunies en « mains » de 25 pièces. Vingt mains constituent une rame

.

C’est ce produit que vend le « paupeleur » (papetier). Ses clients sont avant tout les imprimeurs, mais aussi les épiciers, merciers, chandeliers, fabricants de cartes à jouer… La profession est fort lucrative, d’autant plus que certains gros papetiers, dès le XVe siècle, investissent également dans des ateliers typographiques.

Au XVIIIe siècle, partout où l’on trouve une eau abondante et pure, l’Europe est couverte de moulins à papier.

Les maillets ont été remplacés par des cylindres, des formes au treillage plus fin donnent le « papier vélin » (sans vergeures).

 

Le rendement et la qualité du produit n’ont cessé d’augmenter… mais la matière première connaît des crises récurrentes. C’est pourquoi l’on imagine, au XIXe siècle, d’ajouter à la pâte de chiffons de la paille, des plantes, et enfin du bois.